« Seuls #1 : La Disparition »
par Da Scritch, le mercredi 22 février 2006 à 08:13 – lien permanent
Notes de direct pour l'émission « Supplément Week-End » du Samedi 18 Février 2006.
Prenez une grande ville. Sa centaine de milliers de vies qui se croisent quotidiennement en s'ignorant mutuellement le plus souvent.
Une nuit, tout le monde disparaît. Mystérieusement, sans raison, ni crier gare. Et la ville devient une immensité vide, sans la magie de la quiétude de la nuit, mais plutôt l'angoisse d'une journée précédant un orage. Une violence latente suinte de ce vide abrupt et ce silence angoissant, le même que dans « 28 jours plus tard ». De cette immensité de béton, de brique et de verre... un... puis deux enfants errent sans but, sans comprendre, sans aide. Finalement, ils vont se retrouver à 5. D'origines très différentes, d'âge, d'intérêt et de mentalité très diverse, ils vont devoir composer ensemble. Tout leur est permis sans les Grands, mais un danger rôde et finalement, ils aimeraient bien retrouver tous les autres. La foule des anonymes. Car ils ont compris qu'ils sont un gibier dans un terrain de chasse mortel.
Après son bouquin “casting”, Fabien Velmann se lance avec un scénario d'atmosphère, basé sur une angoisse lente, sans effets gratuits. À l'image, on retrouve le dessinateur qui a su reprendre « Soda » : Un scénario assez angoissant, un dessin léché entre gros-nez et réalisme, école Janry et les couleurs flashy du studio Cerise. C'est une très grande série d'angoisse qui commence, lisible par les enfants car le graphisme en désamorce la noirceur, tout comme « Soda », elle est prépubliée dans Spirou heBDo. Ne la prenez pas en route !
bd
Enflammée


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Ils ont dit : un commentaire
Ouais, ben, je trouve que les gamins ont une bonne bouille, l'angoisse présente, mais comme tu le dis, vite désamorcée par le graphisme tout en rondeur.
Je m'attendais à quelque chose de plus noir.
En tout cas, bravo pour la page noire "générique en plein milieu" qui prépare la partie "fantastique".
Toujours est-il que je trouve que cette BD se lit trop rapidement...
Peut-être mes réflexes de lecteur de mangas ?